Saintes 1958 : RASSEMBLEMENT R.S.A


Aviation Magasine - décembre. 2005

Le texte qui suit est extrait des pages 38 à 40 du numéro 258 d'AVIATION MAGAZINE, daté du 1er septembre 1958, sous la signature de Jean GRAMPAIX. S'il a été dit ailleurs sur ce site qu'Aviation Magazine ne citait que très rarement le nom d'Henri Mignet, et montrait tout aussi rarement ses constructions, ce numéro 258 est - sur ce plan - exceptionnel, qu'on en juge ...



À SAINTES, AU R.S.A., L'ATTACHANTE PERSONNALITÉ D'HENRI MIGNET

Voici donc terminé ce XIe Rassemblement du Réseau du Sport de l'Air que l'on n'oubliera pas le sitôt. En effet, ce rassemblement a été exceptionnellement brillant, à deux titres : par le nombre des participants (87 avions, c'est le record R.S.A.), par sa « substance » même, si je puis dire. Éclairons sans plus tarder ce second point. Ces quatre-vingt sept avions, tous d'une qualité irréprochable, étaient dans leur grande majorité des avions qui volent à plusieurs dizaines ou plusieurs centaines d'exemplaires, « Jodel », « Émeraude », « Minicab »,

« Turbulent » ... et que le monde entier sous envie. Mais il y avait aussi à Saintes trois prototypes et trois prototypes de qualité : le Gatard, le Jurca « Tempête », le H.M.-350 d'Henri Mignet.

Nul ne niera qu'Henri Mignet est à l'origine de l'aviation d'amateurs. Celle-ci, en effet, a commencé avec un petit parasol, le H.M.-8, qui sortait tout droit des pages d'un sacré bouquin : « Comment j'ai construit mon avionnette », par Henri Mignet. Un bouquin 100 % amateur, écrit de la main de l'auteur et reproduit à la polycopie. C'était en 1928, trente ans donc cette année.

Depuis il y a eu « Le Sport de l'air », il y a eu un périple où l'on trouve les deux Amériques, le Japon, le Maroc. Où l'on trouve enfin la Charente, Saintes, où Henri Mignet a connu un inoubliable triomphe. Et c'était sur sa terre natale. Henri Mignet, avec son H.M.-350, a magnifiquement fêté le trentenaire de l'aviation d'amateur, le trentenaire de « son » aviation.

Avec ce trentenaire, c'est un nouveau départ que prend la formule Mignet. L'appareil H.M.-350 va passer au C.E.V, pour y passer son C.D.N. Celui-ci obtenu, il sera établi un dossier de construction qui permettra à son possesseur de construire aussi bien le monoplace que le biplace. C'est la seconde jeunesse du Mouvement Mignet.

Et voilà qui est extrêmement significatif : notre très brillante aviation légère a la sagesse de faire fond sur des avions éprouvés, largement répandus. Mais aussi elle a le dynamisme de créer des solutions nouvelles qui la font avancer dans des directions raisonnables : voltige à bon marché avec le « Tempête », sécurité et, par là même, très large diffusion du vol avec le Gatard et le H.M.-350. Sagesse et dynamisme intelligent, telles sont donc les caractéristiques de notre aviation légère qui, de très loin et de plus en plus, est l'aviation légère « champion du monde ».Gatard travaille et l'on peut lui faire confiance. Je vous parlerai plus tard de ses réalisations. Elles sont intéressantes et le deviendront plus encore.

Au bar de l'Aéro-Club de Saintonge et d'Aunis, des plans étaient affichés : le dossier de construction du Jurca « Tempête », dossier bilingue. français et anglais. Vous voilà donc avertis, constructeurs amateurs : si vous voulez construire le monoplace « Tempête » de Marcel Jurca, celui-ci vous enverra les plans contre 20.000 francs (Marcel Jurca, 2, rue des Champs Philippe, la Garenne-Colombes, C.C.P. 9884-71). Vous pouvez, d'ailleurs, recevoir une prédocumentation sur demande que vous lui adresserez, accompagnée de 3.110 francs. Le « Tempête » est un avion sérieux dont l'étude résulte d'une collaboration entre Marcel Jurca, Jacques Mottez et Max Plan. En particulier, c'est Max Plan - un aérodynamicien qui y tâte - qui est à l'origine de la grande gouverne verticale grâce à laquelle est obtenue une grande stabilité latérale. bien que l'aile ne présente rigoureusement aucun dièdre. Bien sûr, vous trouverez un jour, dans cette rubrique, une description complète du « Tempête ». Pour aujourd'hui. sachez seulement que le prototype a volé la première fois en juillet 56, qu'il vient d'obtenir au C.E.V. son C.D.N. catégorie semi-acrobatique, qu'il a été essayé à Brétigny par Gérard Thaon et le commandant Fleury, qui ont l'un et l'autre une excellente opinion sur la machine. Que vingt liasses ont été vendues au Canada et aux U.S.A. tout récemment. Que, suite à un accord avec Jodel, toutes les ferrures du « Tempête » sont les ferrures des Jodel D-9 ou D-11, voilà qui est astucieux ! Que la maison Falconar construit le « Tempête » en pièces détachées et qu'elle organise une prospection pour la vente par éléments préfabriqués. Est-ce tout ? Pas tout à fait : au trio qui a contribué à la réalisation du « Tempête », et conformément à la tradition qui veut que les trois mousquetaires soient toujours quatre, il faut ajouter le quatrième : celui-ci est le patron d'une grosse maison d'électricité qui a placé dans l'affaire une somme importante à fonds perdus, simplement pour voir voler un jour l'avion d'un gars courageux et diablement sympathique qu'il connaissait bien ; vous voyez que ça existe encore, les mécènes...

Saintes 1958 Aviation Magasine



SAINTES


Et maintenant, Henri Mignet, le grand Henri Mignet. Sur le terrain de Saintes il s'est écoulé des heures d'une ferveur religieuse ; autour du regard clair, du regard d'enfant étonné, bouleversé, d'Henri Mignet. Autour de la bonté, de la simplicité de cet homme, qui est et qui restera l'un des plus grands créateurs - l'un des tout premiers - de toute l'aviation. Le rayonnement d'Henri Mignet dépasse les limites de l'aviation légère ; c'est l'aviation, toutes les aviations, qu'il illumine.


Dès lors, comment vous parler du H.M.-350 et de ceux qui suivront, car d'autres, très nombreux suivront. C'est inévitable ou, alors, l'aviation légère y perdra beaucoup. Ces avions, vous les trouverez ici, ornant ces pages à mesure qu'ils apparaîtront. Mais, si vous aviez vu, à Saintes, tous ces pilotes autour d'Henri Mignet, tous ces hommes cristallisés autour du regard clair, autour des souvenirs « Pou du Ciel », autour des souvenirs de bonheur qu' Henri Mignet créait en donnant - EN DONNANT - à tous, ses petites machines !... Tout le monde voulait parler à Henri Mignet, lui rappeler l'heure vécue sur l'un des cent terrains de France, et d'ailleurs, où il alla pour construire la joie des uns et des autres. Simplement pour construire la joie des uns et des autres. Quand on discute d'aviation, on se passionne, et le ton monte. A Saintes, tous ces hommes venus des premiers jours de l'aviation d'amateurs contenaient leur passion dans un ton mélancolique, le temps passé. Et Henri Mignet était là, s'émerveillant. s'attendrissant, un souvenir gai ou triste traversant le regard clair, étonnamment vivant. Henri Mignet était là, simple et bon, puissamment simple et bon, se donnant à tous. Pauvre cher grand Henri Mignet...


Et les autres avions ? Eh bien, mon Dieu, les autres avions rassemblés à Saintes étaient ceux que vous connaissez bien, amis lecteurs, et qui sont de très belles petites machines, vous le savez. Vous en verrez l'énumération plus loin, avec le nom de leur pilote et le lieu d'où ils venaient. l'un conduisant l'autre. Le pilotage et la navigation « amateurs » ? Eh bien, l'un et l'autre sont faits fort correctement - la radio, qui se répand, apporte un concours efficace - et, comme les peuples heureux n'ont pas d'histoire ... Mais il faut faire une mention spéciale à Léger de Saint-Giers-Champagne. Parmi les petits « zincs » modernes, à aile basse, Léger était venu avec son petit parasol ; il est biplace, côte à côte, équipé d'un moteur Salmson. - Vous comprenez, m'a-t-il dit, c'est bien pratique... On a un champ du luzerne... Je le range à côté d'une meule de foin. Nous sommes retournés à la maison hier soir et revenus ce matin.Léger a apporté le témoignage d'une aviation bon enfant que nous avons connue il y a dix ans, aux débuts du R.S.A., et qui prend déjà couleur de souvenir. Le temps passe et, chaque année, nous qui nous retrouvons fidèlement à chaque rassemblement, nous sortons de vieilles photos, parlons de ceux qui nous ont quittés, n'est-ce pas, papa Lacroix ? Vous, le bon docteur, cher Barret de Nazaris, vous, Badez, Guidon, Fellot, Moulène, Druine, vous tous, les copains des premières années de notre aviation, vous venez nous rejoindre à tous les rassemblements, le soir, à l'heure où nous nous asseyons autour d'une table, après les vols de la journée. Vous ne mourrez jamais dans notre souvenir.

 



VOL AVEC HENRI MIGNET



De quoi s'agit-il ? disait Lyautey qui, plaçant cette phrase au début de ses entretiens, voulait dès le départ lever toute équivoque.

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Il s'agit, dans l'aviation légère, de voler sur des avions donnant le maximum de sécurité. Tout simplement. Performances ? Finesse aérodynamique ? Tout doit être subordonné à cet impératif : « Sécurité maximum ». Une logique rigide voudrait donc que l'on retînt un seul appareil convenant à l'aviation légère : l'avion le plus sûr. Mais ce serait méconnaître la diversité des esprits, ce serait aller contre nature car la nature, toujours, connaît les nuances. Aussi bien d'ailleurs, au cours des années, l'aviation légère a trouvé sa définition et la notion de sécurité qui lui convient est celle qui est concrétisée par les Jodel, « Émeraude » et autres avions similaires. Voilà pour le présent.

 



MIGNET

Est-ce à dire que l'aviation légère doive, de toute éternité, se cristalliser dans cette formule ? Bien sûr que non, et Gatard a raison qui pense apporter une amélioration par la conjugaison de ses volets avec son plan fixe horizontal ; Jurca a raison qui veut permettre une voltige raisonnable aux pilotes peu fortunés. Henri Mignet a raison, qui apporte son H.M. 350, lequel résulte de trente ans d'études et de réalisations orientées vers ce but unique et magnifique : la Sécurité.

L'aviation vit, donc elle « évolue ». Mais il faudrait s'entendre sur le terme : il en mutile singulièrement la signification celui qui, ici, fait de « évolue » et « accroît ses performances » deux synonymes. « Evolue » signifie ici « se développe dans des directions diverses », l'accroissement des performances étant l'une de ces directions. Dès lors Quérey, Wassmer et leurs collègues ont raison qui ont peaufiné leur avion et l'ont équipé jusqu'à lui permettre la traversée de l'Afrique : ils satisfont ainsi à une nuance de l'aviation légère. Mais l'ingénieur belge Tips a raison lui aussi qui sort son « Nipper » de tour de piste ou de très petit voyage : il sert une autre nuance de l'aviation légère. Et Henri Mignet a raison qui, avec son H.M: 350, veut permettre au plus grand nombre de connaître le bonheur du vol.

Ce dont je vais parler maintenant et qui concerne le pilotage est implicitement contenu dans ce qui précède pour qui veut réfléchir. Mais certains propos que j'ai entendus à Saintes m'engagent à insister. Il y a été parlé de « pilotage classique » (ce terme désignant le pilotage de la quasi totalité des avions, du Jodel à « Caravelle », le manche et le palonnier en étant les éléments immuables) et certaines conceptions, prenant ce « pilotage classique » pour référence, considéraient avec méfiance le système de pilotage d'Henri Mignet (une seule commande, on le sait, pas de palonnier). Une question, à plusieurs faces : le pilotage du « Trident » (empennage monobloc, pas d'ailerons) entre-t-il dans la définition du « pilotage classique » ? Et celui des hélicoptères ? Et celui de l'« Atar-Volant » ? Et celui des convertibles ? Et celui des machines qui demain demanderont à des déviateurs de jets les moments de gouvernes dont elles ont besoin ? Où commence et où se termine le « pilotage classique » ? Le système manche-palonnier est-il une perfection absolue, définitive et doit-on rejeter a priori tout système qui s'en écarte ? Si Henri Mignet, par sa formule, permet au plus grand nombre de voler en sécurité, il faudra bien admettre que son système est bon, tout simplement. Or voilà un fait : Henri Mignet a plusieurs milliers d'heures de vol sur des appareils de sa formule. À Saintes, l'autre jour, Baron et Croses volaient tranquillement sur des avions Mignet.

 



HM-350

Et voici un autre fait. J'ai été l'un des privilégiés qui l'autre jour à Saintes ont été conviés par Henri Mignet à voler avec lui. Mignet a fait le décollage et l'atterrissage et je ne peux rien en dire de particulier. En l'air, alors que nous étions à 200 mètres, Henri Mignet m'a dit simplement : « Vous allez voir ». Et j'ai vu l'appareil se cabrer, se cabrer fortement, enfin il a « salué ». Jusque-là rien que de très « classique ». Mais voilà qui ne l'est pas : pendant que l'appareil « salue », il est possible de stopper ce salut (de le stopper net, comme il en est par exemple dans le roulis d'un tonneau à facettes) et l'avion reprend sa ligne de vol sans une oscillation. Pour n'être pas « classique », n'est-ce pas extraordinaire ? Nous avons recommencé plusieurs fois la manœuvre, chaque fois ce fut la même netteté.

Saintes 1958 Aviation Magasine HM350

Essais de ligne droite : mes essais ont été médiocrement réussis, il m'était difficile de ramener l'appareil correctement, il repartait de l'autre côté, la gouverne paraissant donner une grande sensibilité en « lacet-roulis ». En fait c'est mon action qui était « surabondante », Henri Mignet, ai-je besoin de le préciser, tenant parfaitement sa machine. Essais de virage, est-ce la chance, est-ce une extrême bonne volonté de la machine, ils furent corrects. Vous direz que louper les lignes droites et réussir les virages n'est pas logique. Si vous voulez, mais n'oubliez pas que l'histoire de l'aviation a maintes fois démontré que certaines logiques qui se prétendaient rigoureuses et sans appel ont été démenties par les faits.

Ensuite renversements exécutés par Henri Mignet. Vais-je bien trouver les mots nécessaires, vais-je bien me faire comprendre? Dans semblables évolutions, en avion classique, on éprouve, en quelque sorte, la sensation que l'avion « tombe » ; avec l'avion Mignet on a l'impression que l'avion « vole ». En d'autres termes il semble que, quelle que soit son assiette, quelle que soit sa configuration, l'appareil soit stable et manœuvrable. Henri Mignet, réellement, fait ce qu'il veut de sa machine. Me suis-je bien fait comprendre ? Très imparfaitement sans doute. C'est que, d'une part, Mignet ne pouvait pas faire voler chacun très longtemps et que, d'autre part il va falloir en quelque sorte fabriquer un vocabulaire de quelques mots particuliers pour définir le pilotage Mignet. Ce vocabulaire est nécessaire dès maintenant pour éviter toute équivoque. Il en a été ainsi pour l'hélicoptère : par exemple, le terme « temps de réponse » figure dans les manuels de pilotage des voilures tournantes, alors qu'on n'en sent pas la nécessité pour les manuels de pilotage « avion ». Les mots de « pilotage Mignet » se décanteront de vol en vol. Et il est possible que parmi eux figure l'expression « temps de réponse » ; il m'a semblé, en effet, que certaines oscillations de la machine se situaient entre celles de l'avion et celles des voilures tournantes. Est-ce exact ? Que peut-on rapporter d'un vol d'un quart d'heure sinon de simples impressions ?



Les participants


Liste des 87 avions présents à ce rassemblement, avec les noms de leurs pilotes, parmi lesquels on reconnaît beaucoup de noms connus ...

Emile Favriel, sur Jodel-117 (Alençon) ;
Lie Chagnès, sur « Turbulent » (Toulouse) ;
Gérard Briet, sur Jodel 112 (Bourges) ;
Georges Béraud, sur met 121 (Quiberon) ;
Francis Sire, sur Léopoldoff (Roche. fort) ;
Emilien Croses, sur EC-1 (Mâcon) ;
Albert Gatard, sur Statoplan (Yvrac) :
Léger, sur Léger 02 (Saint Giers) ;
P. Mouteux, sur Jodel 112 (Bordeaux)
Gérard Chaplain, sur « Bambi » (Cognac) ;
Pierre Héron, sur « Minicab » (Bordeaux) ;
Hrissa Pellissier. sur Wei 120 (Dax) ;
Jacques Lemaire, sur Jodel 120 (Dax) ;
Georges Coq, sur « Turbulent » (Fons) ;
Robert Serpry, sur CP-30 (Carcassonne) ;
Gaston-Pol Guérard, sur Bébé-Jodel (Épernay) ;
Marcel Jurca, sur MJ-2 (Berk) ;
Georges Caligé, sur Jodel 111 (Annecy) ;
Michel Vieux, sur CP-301-A (Angers) ;
François Mauget, sur Jodel 119 (Niort) ;
Claude Moreau, sur CP301-A (Royan) ;
Marcel Béraud, sur Jodel 119 (Berck) ;
Augustin Ducroq, sur Jodel 112 (Ambérieu) ;
Pierre Theppe, sur Jodel 112 (Ambérieu) ;
Maurice Tabuteau, sur CP- 301-A (Royan) ;
Girard Delabranche, sur Jodel 112 (Le Havre) ;
Roger Steens, sur Jodel 112 (Paris) ;
Maurice Husson, sur Brochet 50 (Jonsac) ;
Chassande-Patron, sur Jodel 117 (Paris)
Paul Lopanse, sur « Emeraude » (Aire-sur-Adour) ;
Jean Barritaut, sur « Minicab » (Angers) ;
Christian Rodin, sur Jodel 117 (La Rochelle) ;
Albert Laune, sur « Minicab » (Pau) ;
Robert Loisen, sur Jodel 112 (Caen) ;
Mary Sharpe, sur CP-301-A (Pons) ;
Claude Evra sur Jodel 119 (Poitiers) ;
Jean-Pierre Evra, sur Jodel D-92 (Persant-Beaumont) ;
Jacques Delattre, sur Jodel 92 (Chavenay) ;
Jean Bergeray sur Jodel 92 (Chavenay) ;
Rémy Dior, sur MS-50 (Chavenay) ;
Alain Lagnitre sur Jodel D-92 (Guyancourt) ;
Jean Rohozinski, sur « Turbulent » (La Rochelle) ;
Henri Mignet sur Mignet 350 (Royan) ;
Pierre Bonneau sur Jodel 120 (Issoire) ;
Henri Briffaud sur SIPA 1000 (Périgueux) ;
Roger Davaze sur Jodel 112 (Caen) ;
Jacques Lecarme, sur 2310-03 (Gap Talard) ;
François Eyraud, sur Jodel Robin (Saint-Etienne) ;
André Marcel, sur CP-30 (Angoulême) ;
Jean Cazenave, sur RA-14 (Yvrac) ;
Roger Mongean, sur Jodel 112 (Yvrac) ;
Jean Canicas, sur Jodel 112 (Yvrac) ;
Maurice Bernard, sur « Turbi » (Mérignac) ;
Bernadette Dumond, sur Jodel 112 (Guéret) ;
Jean Vintras, sur « Bébé-Jodel » (Pau) ;
Michel Dible sur « Proctor » (Angers) ;
Robert Bourasseau, sur CP-301-A (La Roche-sur-Yon) ;
Étienne Lecarpentier, sur Jodel 117 (Saint-Brieuc) ;
Bernard Dubosc, sur Jodel 112 (Marmande) ;
Daniel Helis, sur Potez 36 (Jonzac) ;
Charles Froissard, sur Jodel 112 (Marmande) ;
René Lesbordes sur Mauboussin 123 (Béziers) ;
Albert Sarrabère, sur Piper J-3 (Pau) ;
Camille Bayoi, sur Sipa-903 (Pau) ;
Jacques Matheis sur « Minicab » (Pau) ;
Eliane Bayol, sur « Minicab » (Pau) ;
Pierre Bellard, sur « Mini-cab » (Pau) ;
Georges Valette, sur Jodel 112 (Mâcon) ;
Robert Buisson, sur Piper 18 (Toussus) ;
Jean Minute, sur MS-315 (Poitiers) ;
Jean Dates, sur Caudron « Aiglon » (Yvrac) ;
François Mauget, sur Jodel 112 (Niort) ;
Max Melun, sur Jodel 119 (Niort) ;
Georges Laurent, sur « Minicab » (Niort) ;
André Deschamps, sur Jodel 117 (Niort) ;
Lucien Quérey, sur Jodel « Mousquetaire » (Quiberon) ;
Gérard Briet, sur Jodel 112 (Royan) ;
Ginette Bellavoine, sur Jodel 117 (Annecy) ;
Robert Planchais, sur Jodel 112 (Annecy) ;
Pierre Rochard sur NC-858 (Angoulême) ;
François Delplanque, sur Jodel 117 (Blois) ;
Jones Norman, sur « Turbulent » (Bernay) ;
Noël Harrison, sur « Turbi » (Angers) ;
Maurice Fitz sur Hornet « Moth » (Angers) ;
Best-Dévereux, sur Auster (Angers) ;
Guy Eden sur Jodel 117 (Alençon) ;
Georges Sulzer, sur Piper-Cub (Bâle-Mulhouse).


Les classements des différentes coupes s'établissent comme suit :

Coupe des monoplaces (Coupe Adonis-Moulène, offerte par Favriel) et coupe des biplaces (Coupe Sylvain-Badez, offerte par Sirbain).

Monoplaces. - 1. J.-C. Evra ; 2. Gatard ; 3. Chagné ; 4. Laguitre ; 5. Delattre ; 6. Guérard.

Biplaces. - 1. A. C. Bourg ; 2. Delabranche ; 3. P. F. Ass ; 4. Serpy ; 5. Barritaud ; 6. Ailes Bordelaises.

Coupe de l'Aéro-Club de Saintonge et d'Aunis : Henri Mignet.

De plus, Kaiser reçoit 25.000 francs pour le moteur qu'il a construit, Henri Mignet 20.000 francs, Gatard 5.000 francs, tous ces prix offerts par Roger Davaze.

Il reste à parler de l'accueil de l'Aéro-Club de Saintonge et d'Aunis. Il fut parfait, chacun apportant toute son amabilité à satisfaire les uns et les autres sous la sympathique direction de M. Monnier, président du club (nous parlerons de celui-ci prochainement).

Voilà une page tournée, pleine de soleil, de beaux petits avions et d'une magnifique promesse, qui nous vient d'Henri Mignet. À l'année prochaine !

Jean GRAMPAIX.



Origine de l'article : Aviation Magazine n° 258 - 1er sept. 1958 - pp. 38 à 40
Auteur: Jean GRAMPAIX (Aviation Magasine)
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Mise en ligne: Thibaut CAMMERMANS


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