PREMIER VOL

 

Par Yves SEGONDS

Nous disposons de peu d'informations relatives à l'apprentissage du pilotage. Henri Mignet donne dans le bouquin quelques indications, mais les détails pratiques manquent. Ceux qui savent ne sont pas assez bavards, c'est évident !

C'est pourquoi nous avions sollicité Yves Segonds qui, au cours du rassemblement de Dunes 2001,
et en dépit de conditions météo très peu favorables, avait fait une démonstration en vol qui prouvait un savoir-faire certain. Il avait accepté d'écrire pour le Guide ces quelques pages illustrées. Depuis, Yves nous a quittés un triste jour de décembre 2003, dans un accident.
Voir l’hommage qui lui est rendu sur notre site:

http://www.pouguide.org/index.php?page=personnalites

NOTE: accédez aux liens en coupant et en les collant dans votre browser.
Ils seront complètement fonctionnels plus tard.

 

A gauche à fond, moteur plein gaz, le manche en une belle virgule plein cabré. Le 293 se cabre, rugit dans un virage très serré, bien au-delà de ce qui est permis.

Puis retour au neutre pour la direction, plein réduit au moteur et piqué, autant que possible, pour re-stabiliser l’appareil et lui permettre, dans une remise à fond du gouvernail à droite et du moteur, de ruer méchamment. Je prends au passage une magistrale " baffe " dans la gu….figure, le casque et les lunettes arrachés de ma tête, rattrapés de la main gauche au passage.
Pas le temps. Autre virgule et plein cabré, avant qu’il n’ait repris de la vitesse, tout cela va très vite, bien plus vite que de le dire, quelques dixièmes de secondes, glissade à droite pendu à l’hélice, je me fais violemment chahuter en passant dans ma trace. Aucune perte d’altitude, pourtant tout cela se fait badin à 0.

L’avion, le nez en l’air à soixante degrés environ, incliné à quarante-cinq degrés à gauche puis à droite, avec un passage de stabilisation, moteur réduit, tout à plat …

Ah oui, évidemment, vous m’avez demandé de vous parler du pilotage du 293 ou de tout Pou-du-Ciel.

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Alors un peu de calme et reprenons tout du début. Il faut penser à ceux qui n’osent pas, qui ne savent peut être pas encore. Pour ces derniers, passez votre brevet U.L.M., ce sera utile.

Je passerai sous silence la visite " pré-vol " que chacun de vous fait consciencieusement, surtout si votre appareil dort dans un hangar collectif. Je ne pense pas un instant que vous ne prêtiez pas attention au matériel d’autrui, non pas du tout ! Mais l’expérience m’a prouvée qu’un incident apparemment sans gravité et passé inaperçu pouvait rendre un appareil impropre au vol et présenter indirectement un très grand danger, qui pourrait même devenir dramatique. Je n’exagère rien.

Alors prudence pour vous et pour les autres. Signalez tout accrochage même bénin. Merci.

Si vous n’avez jamais volé avec votre Pou, alors doucement.

Bien installé, moteur en marche, les freins serrés, ne donnez pas trop de gaz, vous auriez tôt fait de passer sur le nez. En effet, avec le train classique, votre HM se trouvera de plus en plus léger à mesure que vous donnerez des gaz et si pas l’habitude, lèvera la roue arrière, et si vous ne réduisez pas se mettra à l’horizontale puis, si vous ne faites toujours rien, se mettra à tondre le gazon, et puis CRAC… Une hélice cassée. Une belle peur. Du boulot pour remettre tout cela en état. Alors gare.

Mais vous êtes attentif, vous chauffez le moteur. Ne le faites pas à l’arrêt. Profitez en pour faire de la voiture, roulez droit devant, doucement, très lentement, cela vous apprendra à jouer des gaz. Apprenez à contrôler votre direction avec les freins indépendants, si vous en avez. Ceci vous servira plus tard. Roulez maintenant en tournant à gauche, à droite, en passant là où vous voulez passer, comme en voiture.

Mais conduisez-vous bien ?? Je l’espère alors essayez en marche arrière que je rigole un peu !! Pourtant, c’est ce que vous faites avec votre train classique, la direction est à l’arrière, vous roulez en marche arrière. Bonne chance !!

Roulez et roulez encore. Ne cherchez pas à décoller. Contrôlez des virages serrés, accélérez un tout petit peu, lentement. Puis, au fur et à mesure, de plus en plus vite, 5 km/h, 10 km/h, 15 km/h, 20 km/h … Assez pour aujourd’hui.

Le moteur se rode pendant ce temps là. Les premiers ennuis se manifestent. Vous apprenez à connaître votre matériel. Les réglages déjà s’affirment.

Mais assez joué, C’EST UN AVION ET NON UNE VOITURE. Alors, il faut penser à voler.

Aujourd’hui, il n’y a pas de vent, pas un souffle, rien, que vous et votre avion………et le ciel !! Quelques amis … très sûrs, et surtout un caméscope pour visualiser vos erreurs. Et puis vos enfants ou vos petits-enfants. Et vous-même la regarderez souvent, plus tard.

C’est le grand jour. Tout est OK.

Je ne vous conseille pas les " sauts de puces ". Nous avons vu à DUNES 2001 que cela conduit tout droit là où on ne veut pas aller. Et si votre serviteur n’avait pas su ce qu’il fallait faire alors qu’une rafale imprévue me mettait plein travers de piste, j’aurais dans le meilleur des cas, terminé dans les bégonias !! Mais !! Tiens-toi bien la rafale !
Ce n’était pas encore la bonne. OUF!

Je suis contre les " sauts de puces ". Vous aurez le temps d’en faire quand vous saurez voler ou sans le vouloir.

Toujours au point fixe, vous décidez de décoller. Mettez les gaz, lentement, lâchez les freins, laissez rouler en accélérant progressivement mais fermement. Contrôlez votre trajectoire. Un œil sur le badin, un autre sur le compte-tours (à fond) et le troisième sur la trajectoire. N’oubliez pas que vous êtes au sol, vous contrôlez le fuselage.
Vous n’avez pas encore des ailes. Mais patience, ça vient.

Tout cela n’a duré que quelques secondes.

Au début, vous avez poussé de la main sur le manche vers l’avant, l’aile était lourde et puis plus légère, enfin totalement légère. Enfin rien ou presque au manche.
Une nouvelle douceur, un moelleux insoupçonné. Vous volez, vous volez !!

 

Pas d’angoisse, pas d’euphorie, il faut continuer et contrôler, calmement.

Maintenez les gaz au MAX, ne réduisez surtout pas, prenez un peu de hauteur. Ne réduisez toujours pas. Cent cinquante mètres. C’est bon. 90 km/h, 100 km/h.
Réduisez un peu (6400 à 5500 t/min par exemple). Cherchez calmement le régime où tout vous semble pour le mieux, comme vous l’avez appris pendant votre instruction " pilote U.L.M ".

J’ai oublié de vous dire, DOUCEMENT SUR LES COMMANDES, TRÈS DOUCEMENT. Ne CORRIGEZ que si c’est nécessaire, légèrement.

J’ai personnellement réussi facilement cette manœuvre en appuyant le pouce, de la main qui tient le manche, contre le tableau de bord. Défense de le déplacer.
Jouez de la liberté qu’il vous laisse pour tirer, pousser, à droite, à gauche, en avant, en arrière. Et TOUT SE PASSERA BIEN. MAIS CALMEMENT, TRÈS CALMEMENT.

Si toutefois une manœuvre plus ample était nécessaire, alors lâchez votre pouce et effectuez ce qui est nécessaire mais toujours calmement.

Pour virer, inclinez le manche du coté où vous voulez aller. Doucement, tout doucement au début. Je n’ai pas dit de faire une pirouette. Non, un grand virage avec très peu d’inclinaison. Rien que d’y penser, le virage doit se faire. Un soupçon de gouvernail et vous tournez. Mais on perd un peu d’altitude, alors tirez un peu sur le manche.
J’ai dit un peu, je n’ai pas dit de faire un looping. Pas encore que diable.

Alors doucement là aussi. TRÈS DOUCEMENT. Ça y est, vous avez compris. Comme c’est simple quand tout se passe très bien, comme vous le voulez.

Tout à l’heure, sans même vous en rendre compte, vous avez décollé vers 60-70km/h, vous êtes resté plein gaz. C’est une situation où un POU bien réglé décolle tout seul, prend la pente de montée, la bonne pente. C’est le moteur qui vous fait monter. Vous ne voulez pas monter, réduisez un peu. Votre appareil devrait se mettre à un certain moment en vol horizontal. Puis si vous décélérez encore et de plus en plus, prendre la pente de descente. Mais quelques réglages seront sans doute nécessaires.

Enfin, vous volez. Libre à vous de maintenir ce vol, mais tôt ou tard il vous faudra penser à revenir au sol.

Alors, si nous essayions de retrouver le plancher des vaches ? Vous avez manœuvré pour vous trouver au bon endroit, à la bonne hauteur, sur une pente de 5 % environ.
Moteur réduit, le seuil de piste devant vous, à 500 m, vous descendez mais un peu trop, alors un peu de gaz. Pendant votre descente, le ralenti de votre moteur était un peu accéléré (3000 au lieu de 2000 t/min par exemple), c’est normal. La vitesse de l’air entraîne l’hélice pendant la descente moteur réduit.

Voilà la piste sous votre appareil, le sol se rapproche : 1 m ; 0,50 m. Vous allez tirer un tout petit peu sur le manche, refuser de descendre, réduire les gaz à fond.

Laissez venir lentement le sol à vos roues, ne retenez pas trop. Votre aile avant décrocherait si pas assez vite. Environ 50 km/h, 60 km/h si lourd. Vos roues touchent. Alors laissez rouler tout droit. Contrôlez comme vous avez appris à le faire quand vous ne voliez pas encore. Puis tirez progressivement sur le manche. La vitesse est trop faible pour redécoller. Cette manœuvre vous clouera au sol, vous freinera en offrant un maximum de surface à l’air ambiant, en augmentant la traînée. Et puis, il vous reste les freins pour vous arrêter, vous garer et respirer un grand coup.

RÉUSSI, CE PREMIER VOL !!


Il vous reste la cassette que votre ami caméraman du moment s’est efforcé de réussir. Visionnez-la, cherchez les erreurs, et il ne vous restera plus qu’à recommencer, sans peur, avec fermeté. Le POU vous mènera là où vous souhaitez aller, alors allez-y!

J’ai omis de vous dire bien des choses. Je ne peux penser à toutes vos difficultés. Je ne peux savoir quelle sera votre façon de vouloir voler. Je n’ai pas tout expérimenté sur le vol du POU mais j’en ai exploré quelques possibilités. Il vous faudra voler ensuite avec un temps moins calme, un peu de vent pleine piste, puis un peu de travers, puis un peu plus fort. Mais là, ce sera une autre histoire. Allez-y calmement, je me répète mais c’est ainsi que vous y arriverez.

Et ne mettez pas en application le début de mon récit avant de savoir bien voler. Attendez un peu que le POU ait appris !

POUDUCIELISTEMENT.

Yves SEGONDS

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Par Grégory Bouzinac

Voilà maintenant plusieurs années que je connais Yves, à l’époque où j’ai commencé le modélisme et c’est un excellent professeur. Il va à fond dans tout ce qu’il fait et est très sérieux. Je suis sûr que si quelqu’un a besoin d’aide, il sera enchanté de l’aider, de lui faire partager ses connaissances et son savoir-faire.

C’était une petite parenthèse pour dire combien Yves m’a apporté et je l’en remercie de tout cœur !!

En bonus, j’ai sélectionné pour vous deux photos de Yves dans son atelier. Jugez plutôt :

Apprêtage de pièces métalliques avant peinture.

Reprise d’un axe trop long.

Voilà, c’est fini. J’espère que la lecture a été agréable, et si quelqu’un a des questions à me poser ou des remarques à faire, il peut me joindre à l’adresse:Greg.b#wanadoo.fr (#=@)et me retrouver sur mon site perso :http://perso.wanadoo.fr/ledingue/

Bons vols et à bientôt …
Grégory BOUZINAC



D'AUTRES TEMOIGNAGES SUR LEURS "PREMIERES FOIS"...


Je ne pense pas qu'il y ai de recette miracle, chacun d'entre nous fait son premier vol en fonction de son tempéremment.
Même avec l'expérience, j'ai toujours besoin d'aller faire " le pipi de la peur" avant le premier vol, ce qui veut tout dire.
Personellement, je procède comme suit:
D'abord pas un soufle de vent, une piste de 1 km, en herbe de préférence.
Eventuellement, un premier petit roulage pour prendre contact avec la machine.
Bien aligné sur la piste, mise des gaz progressive mais franche, à 55 km/h je tire sur le manche et je suis en l'air, petit palier à 2 m du sol puis attérrissage, on peut recommencer une fois ou deux).
Comme çà c'est bien passé je recommence et part pour un tour de piste.
Voilà le tour est joué.
MJ


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Je ne sais pas comment c'est pour les autres, mais pour moi, les 3 heures avant un premier vol sont terribles.
Je l'ai expérimenté deux fois.
Dès que je mets les gaz pour le décollage, la trouille (peur est trop faible!) disparait!

Paul

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Ma recette est simple:
J'ai tellement peur que quand ce n'est vraiment plus supportable je décolle franchement (pas des sauts de puce) pour m'en débarasser quoi qu'il arrive. et puis, tout va bien, la peur dlsparait, tu fais ton tour de piste, tu atterris gentiment, tu descends nonchalamment de ton pou, tu prends l'air modeste (C'est important!) et un peu détaché et tu dis aux copains qui te guettent: "rien de spécial, un vol de routine!"
Paul

PS: Ce qui est amusant, c'est que, dès le deuxième vol, plus aucune appréhension!


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Bonjour à tout le monde.

Avant toute chose, je remercie à vous tous qui contribuez à nourrir de vos expériences se site. Et pour cause, un de vos méssages ma servis pendant ma phase de vole lors de mes sauts de puce. Je vous raconte mon histoire.

Par un matin très ensoleillé à 07h00, je remonte la piste en herbe de 893m de long pour me présenter au seuil de piste 04 du Versoud à Grenoble. Après m'être annoncé à la radio en auto info, je m'aligne et je me concentre sur mes actions et le ressenti du HM 293 que Mr Jean Pierre LALEVEE à si bien construit et au passage je le remercie, car tout le mérite revient à celui qui l'a fabriqué.

Aligné en 04, mon objectif est de faire des sauts de puce, comme on me l'a conseillé et lu dans le livre de Mr MIGNET, que Mr phillipe DUBOIS ma prêté, que je salue au passage, car je sais qu'il lit ce site sans faute.

Je n'ai pas beaucoup d'expérience en domaine aéronautique, cependant j'essaie de toucher à tout ce qui vole quand mes moyens me le permettent.
Je connais mieux le vol libre et les vols moteur restent encore une grande découverte pour moi.

Je regarde au loin et mets en mémoire le bout de la piste, le vent est nul le soleil chauffe et me donne une bonne visibilité. Je respire un bon coup et je mets les gaz, je roule de plus en plus vite et le manche danc ma main devient léger, la portance est là et il décolle sans que je tire sur le manche en moins de 30mètres, je ne connais pas le rotax 447 qui m'enlève du sol en rien de temps.
Je suis en l'air et je souhaite faire une petite ligne droite en poussant sur le manche, qui à tendance à refuser cette action; au moment même, je vois le nez partir à droite et de mes réflexes des trois axes je mets du manche à gauche. Bien sûr il va à gauche puis à droite, vous l'aurez compris mes actions sur le manche étaient bien trop forts, et j'ai un ressenti du petit avion qui fait du rodéo et pourtant je ne suis jamais monté sur un taureau.

Je diminue l'amplitude de mes actions et je reduis les gaz petit à petit car le bout de piste arrive, je descends, le rodéo n'est plus là et je juge pour l'arrondi qui se faist normalement et je constate que je suis au milieu de piste, mon saut fut très court.
Je remonte et m'aligne, je veux un saut bien plus long. Moteur, rotation volontaire de ma part et je veux voler droit. En vain; je suis encore trop actif sur le manche, et je refais la même chose que le premier.

Je remonte en 04 et là le controleur de la tour prend ses fonctions, il m'autorise à faire mon 3ème sauts de puce.
Moteur, 30 mètres, rotation, et il monte plus qu'avant, manche avant, le nez par à droite et je laisse faire, ET LA je me suis souvenu de ce que j'ai LU sur le site PouGuide. Je bloque le manche au milieu, et il revient de lui-même au milieu, plus de rodéo, mais je suis haut pour un saut; je reduis et descente limite parachutale, le sol arrive, j'arrondis trop tôt et je touche un peu fort le sol, d'abord sur les principaux puis l'avant.
Etant haut, j'ai reduit trop vite et la chute est immédiate, pas de petit plané comme je connais. Choc dur mais acceptable.

Déçu, je décide de prendre mon envol pour la verticale que le contrôleur m'autorise. Jean Pierre m'avait dit qu'il n'était pas trés favorable au saut de puce, cependant je l'ai fait et cela m'a autorisé à vouloir voler pour de vrai et atterrir comme il se doit.

Je respire trés fort et reste calme, moteur, rotation, montée, je garde au maximum le manche au milieu - voire le déplacer à peine de 5 mm - et il monte bien. Me voilà à 1500ft et je continue de monter au dessus des installations pour des petits virages à droite puis à gauche, une montée au grand angle, badin 75, palier 100 et je me sens plus serein et confiant, je continue de faire des ronds.

Confiant pour le vol, je veux ètre confiant aussi pour l'atterissage. 2000ft, le contrôleur m'autorise pour l'attero en le rappelant en vent arrière 04 herbe. Je réduis, ça descend et je cherche le plané qui est faible, je me retrouve en dernier virage main gauche à moins de 100 mètres courte finale d'ou je ressens le besoin de faire appel au moteur, badin 85 km/h, arrondi, maintien du moteur, et je me pose en douceur.
Je roule au parking, arrête le moteur et je relâche ma concentration. OUFFFFFF.

Je suis heureux de l'avoir fait, le pou du ciel vole bien, comme les autres ULMs qui ont bien plus de paramètres à gérer.
Si je peux dire, de par ma petite expérience aéronautique, peux-être parce que j'ai une formation sur différents ULMs lors de mon brevet, donc adaptation sur des appareils différents, ce qui peux ètre un inconvénient pour certains élèves, j'ai du accepter les adaptations, qui aujourd'hui m'autorise à prendre l'envol sur un pou du ciel que je n'avais jamais piloté, cela n'engage que moi, cependant un pilote qui a les mêmes habitudes de vol et souhaite faire des sauts de puce, je pense qu'il à 100% de chance de casser la machine. Attention, je ne dis pas qu'il ne faut pas faire de saut puce, tout dépend de votre capacité à vous adapter au moment présent, je dois dire aussi, que j'ai lu vos conseills et expériences vécues et pour dire, j'ai mis presque un an pour me préparer au vol avec cette machine.
Le Pou vole bien, mais à sa manière et c'est à vous de vous adapter.

J'ai fait trois sauts de puce, et après constat, je me suis envolé, cela avec un Pou bien construit et qui pardonne bien des erreurs de pilotage.

Voilà mon histoire, l'aventure ne fait que commencer pour moi et, surtout, avec prudence.
Je vous remercie et vous souhaite bon vol avec le vôtre, et courage aux contructeurs votre volonté est bonne. (...)
Jean Maurice Maillot


* * *

Intéressant. Je partage son aversion des sauts de puce. Grâce à eux, j’ai failli casser mon Sky-Pup avant le premier vol.
Pour moi, le mieux est de tout vérifier et puis de décoller franchement (Inch Allah) Quand on a 500 pieds sous les roues, on se sent plus à l’aise pour faire des expériences.
Jusqu’à maintenant, je pensais que j’étais le seul à avoir cette opinion. (...)
Sur le Balerit, si, à l’atterrissage, on met un peu de gaz à (par exemple) un pied du sol pour regagner le hangar plus rapidement, on a intérêt à tirer légèrement sur le manche (la colonne des volants) en même temps, sinon on tape durement sur la piste. Bien sûr, très rapidement, ça devient machinal et on le fait sans y penser.

Paul

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(...) Merci pour ce témoignage tout à fait intéressant.
Je vois que la lecture du livre de Mignet t'a servi. J'ai comme l'impression que tu as fais comme moi lors d'un saut de puce: j'avais réduit avant de pousser sur le manche et du coup, descente parachutale.

Je savais qu'il ne faut pas faire ça! C'est parfois plus fort que la raison, sauf que j'ai cassé une roue. Heureusement que j'étais sur la dure du Versoud. J'ai ensuite glissé, alors que si j'avais été sur la piste gazon, je crois que la jambe sans roue se serait planté dans la terre et la suite... Bref, je m'en rappellerai (les erreurs servent!)
Une question: as-tu monté un parachute? ou bien t'es-tu lancé sans? Et le centrage, tu as dû vérifier avant, tu étais centré à combien en %?
A bientôt, amicalement
Philippe Dubois



Origine de l’article: Yves SEGONDS, Grégory BOUZINAC
Mise en ligne: Charlie CRAWLEY, Thibaut CAMMERMANS


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