Mon oncle Pierre

 

Entretien avec Alain Mignet.

Pou-Guide: Cher Alain, tous les pouduciellistes qui ont rencontré Pierre Mignet, soit en participant aux rassemblements, à Dunes, Saint-André-de-l’Eure, Pont-sur-Yonne ou Montpezat, soit parce qu’ils font partie des Happy Fews qui sont allés lui rendre visite à Saintes, se souviennent de sa disponibilité, de son affabilité, de sa simplicité, de son extrême gentillesse et de sa science aéronautique considérable, mais pour toi qui as toujours vécu dans son orbite, qui était-il?

Alain Mignet: Mon oncle Pierre avait une personnalité complexe, en ce sens que sa  modestie l’empêchait de faire étalage de ses propres réalisations et l’amenait à se considérer comme le simple continuateur de l’œuvre de son père. À l’entendre, c’est Henri Mignet qui aurait presque conçu le Balerit! D’ailleurs, il a continué après mon grand père à nommer les nouveaux modèles avec les lettres HM suivies d’un nombre, ainsi le HM-1000 Balerit, le HM-1100 Cordouan, pour les derniers.

Lorsqu’il était en famille, il aimait beaucoup s’entretenir pendant des heures aussi bien avec ses neveux et ses nièces qu’avec ceux de la génération au-dessus de lui. Il aimait raconter son passé et évoquer ses souvenirs d’enfance à la Métairie, aux Gonds près de Saintes, dans cette grande maison de famille à laquelle il était très attaché. L’allée des tilleuls, le ruisseau où il taquinait avec dextérité le brochet, les près inondés de la Prairie qu’il parcourait dans la barque à fond plat qu’il avait fabriquée en contre-plaqué, et qui existe toujours, le «pavillon», sa chambre dans la partie la plus haute de la maison d’où il lançait ses avions en papier. Il a d’ailleurs passé à la Métairie une grande partie de son enfance, son père à l’étranger, élevé par sa grand-mère maternelle qu’il affectionnait particulièrement.


Il aimait beaucoup nous parler d’aviation, bien sûr, mais aussi de photo (C’est lui qui m’a offert mon premier appareil photo, un Praktica Reflex et m’a appris à tirer les photos sur papier, après m’avoir confié la chambre noire que mon grand-père avait fabriquée (une sorte d’armoire avec à l’intérieur tout le matériel: l’agrandisseur, les bacs, les différents éclairages de couleur, tout cela très fonctionnel!). Les étoiles également faisaient l’objet de nos conversations, et puis ses voyages avec mon grand-père, le Brésil à Santos, l’Argentine à Praia Grande, le Maroc, sur l’aérodrome de Tit Melil à Casablanca, ses aventures aériennes, comme, par exemple, à Morlaix, où, voulant en mettre plein la vue aux spectateurs, il a réussi à mettre la cuve du carburateur plus haut que le moteur, et à basse altitude, bien sûr!...Arrêt du moteur et atterrissage en vrac… «grande blessure… d’amour propre «(P.M. dixit)! «Joyeuse journée!» comme il disait. Le matin même, il s’était mis en pylône!!! Fuselage cassé en deux…mais 15 jours après, il était à nouveau en vol!! La traversée de la Gironde avec le «Petit Bouquet» HM-290 et son moteur Poinsart dont un cylindre a voulu se séparer du carter, heureusement juste après être arrivé sur l’autre rive…

Quand j’ai eu 18 ans, il m’a offert son avion. Sur un aérodrome civil, mais où l’armée de l’air était également active, une longue piste, au lever du jour en juin, il m’a appris à voler sur son «Petit Bouquet», oui.. En monoplace, seul à bord, avec lui à côté de l’avion me donnant les derniers conseils: «Quand l‘Étévé arrive à 7, tu tires doucement, dès que les roues quittent le sol, tu rends la main très légèrement, légère réduction des gaz, maintiens le palier, surtout ne monte pas! Beaucoup de paliers à 2 m. du sol, très très formateur! Mais ceci après beaucoup de roulage. Quand tu sauras tenir une ligne droite, sans «cheval de bois», tu sauras voler. Et oui, la maitrise du vol n’est rien, le roulage est tout…en train classique, surtout à grande vitesse, après avoir réduit les gaz, le gouvernail n’étant plus soufflé! Très rigolo, l’arrière a toujours une envie folle de passer devant!, le «cheval de bois».

Il était fascinant et intarissable. Je pouvais passer des heures à discuter avec lui. Le temps ne comptait pas avec lui. Il avait toujours tout son temps….Comme il disait: «La terre continuera à tourner!» Il avait une certaine philosophie de vie. C’est peut-être de là qu’il a tiré cette énergie d’esprit qui l’a animé jusqu’à la toute fin, quand son corps n’était plus que souffrance et ruine. Son esprit est resté pétillant jusqu’au bout et parfaitement lucide. Il est parti en toute sérénité. Il a eu le temps et la possibilité de bien dire adieu à ses proches, curieux qu’il était de ce qu’il allait enfin trouver après. Maintenant il sait… Je suis sûr qu’il aurait aimé nous en faire part. Nos longs entretiens me manquent déjà…

Pou-Guide: Nous avons tous vu sur vidéo que ton oncle Pierre était un pilote hors-ligne!
Alain Mignet: C’était ce qu’on appelait à la Belle Époque un «as». Regarde d’ailleurs cette photo de mon oncle en action qui est, à mon avis, très intéressante:



C’est le moment de l’action le plus subtil, le plus fin, où l’on fignole son «kiss landing» son atterrissage en «baiser de pucelle» (mon oncle dixit). Bien cabré, comme un grand oiseau qui ouvre grand ses ailes pour l’arrondi. Remarque le bord marginal inférieur du gouvernail presque parallèle au sol, bien dessiné, hein!!, Et sur cette photo, on le voit très bien, bien éclairé, en tenue très décontractée, chemisette à manches courtes, les cheveux au vent….le plaisir à l’état pur! C’est comme cela qu’il préférait voler. Au diable les casques, lunettes et autres protections. D’ailleurs, de ses nombreuses heures de vol sans casque de protection sonore, il lui est resté ces sortes de sifflements constants dans les oreilles qu’on appelle des acouphènes, je crois. Je me souviens du soir où j’ai pris cette photo sur notre petite piste privée de St-Romain-de-Benet, près du club house, la bergerie en ruines! L’air était calme et frais, très porteur. Une de ces soirées où nous prenions beaucoup de plaisir à faire du rase-mottes au raz des tournesols.

D’ailleurs, un jour, mon oncle, avec le Balerit d’un client, celui-ci en place droite, l’appareil totalement à l’air libre, sans cabine ni carénage, le vrai vol!, en faisant un rase-mottes très rapide frôlant les grosses fleurs de tournesol, tout à coup, arrêt brutal du moteur… Remontée immédiate sur sa lancée pour prendre de l’altitude et essayer de mettre l’appareil face au vent et de trouver un endroit propice à l’atterrissage. Mais c’était un très grand champ, les bords étaient loin, beaucoup trop loin…Pas le choix, atterrissage sur le dessus des fleurs, comme un amerrissage sur l’eau avec le fond à 1m, 96 (pourquoi cette précision, et bien, tout simplement parce que les fleurs ont laissé des traces sur le bord d’attaque de l’aile avant!).

Arrondi au maximum comme sur la photo, avec une sorte de descente parachutale comme à la parade. Arrêt sur quelques mètres. Le Balerit appartenait à un ami champion de moto-cross (tous les propriétaires de Balerit étaient d’ailleurs pratiquement des amis). Il voulait que son appareil lui procure des sensations extrêmes et donc qu’il soit le plus dépouillé possible. Il avait modifié la console électrique entre les deux sièges et avait déplacé le contacteur pour l’installer juste au-dessous de la fixation centrale de l’aile avant. Le moteur était un 2 temps et la mise à la masse se faisait par un contacteur muni d’un long levier qui du fait des vibrations et du vent de la vitesse a basculé sur OFF! Il ne faut pas grand-chose pour causer un accident (une simple lamelle de titane perdue par un avion précédent, parait-il, et un Concorde prend feu!)

Pou-Guide
: Comme Pierre était très discret, les amateurs, même ceux qui étaient proches de lui, connaissent très mal son parcours. Sans entrer dans les détails d’une biographie, pourrions-nous tenter de marquer quelques jalons dans son existence?

Alain Mignet: Je vais essayer de te renseigner, mais il faudrait de longues recherches pour être plus précis.
Mon oncle Pierre est né le 16 septembre 1932 aux Gonds, à La Métairie.
Quand mes grands-parents étaient aux U.S.A, il vivait à Saintes chez sa grand-mère maternelle et aussi chez un frère de sa mère.
Pendant la guerre, la famille était assignée à résidence aux Pierrières, mon grand-père ayant refusé de travailler pour les Allemands malgré l’insistance de ceux-ci. Les Pierrières étaient réquisitionnées. Les bâtiments qui devinrent les ateliers et une grande partie de la maison d’habitation étaient occupés et la carrière souterraine située sous la cour était transformée en hôpital en prévision d’un débarquement allié à Royan.

Mon grand-père avait fabriqué un poste de radio et écoutait en douce la radio anglaise. Pour nourrir la famille, il cultivait son jardin .

Mon oncle Pierre est allé au collège de Recouvrance à Saintes jusqu’en 1945, année de la disparition de sa mère, puis au lycée de Cannes jusqu’en 1948. Il habitait chez son oncle Abel, autre frère de ma grand-mère. Plutôt solitaire, il pêchait sur le port de Cannes. Une mésaventure lui arriva: n’ayant pas de moulinet à sa canne à pêche, il roulait le long de la jetée tout en surveillant son appât, il n’a pas vu arrivé le bout de la jetée et….. pêcheur, canne à pêche et bicyclette plongèrent dans le port de Cannes. Tout fut sorti de l’eau, sauf la pompe de la bicyclette! Très important en 1948!!

Il dessinait beaucoup et avait un bon coup de crayon. Il avait d’ailleurs de qui tenir. Inutile de rappeler la qualité des dessins et des plans d’Henri Mignet, mais déjà le père d’Henri, Georges, était un peintre animalier et paysagiste de talent, disciple de Auguin et de Courbet. On trouve encore ses toiles dans plusieurs musées. Souviens-toi, quand Pierre écrivait, que ce soit une lettre ou un simple billet, il n’écrivait pas les mots, mais les dessinait. Il écrivait donc beaucoup plus lentement que moi, mais lui, était lisible.

De 1949 à 1951, il était à Saintes, attendant le signal de mon grand-père pour le rejoindre en Argentine. J’ai retrouvé une carte postale qu’il a envoyée le 3 septembre 1951 à sa grand-mère maternelle depuis Lisbonne, alors qu’il embarquait sur le «Claude Bernard» pour Rio-de-Janeiro d’où il est allé rejoindre son père à Buenos Aires. Ils y sont restés jusqu’en 1952.

En juillet 1953, ils étaient tous les deux au Brésil, à Sao-Paulo et à Santos.
En 1954, Henri part au Japon où était déjà encore un autre beau-frère, Pierre Triou.
C’est à ce moment là que mon oncle Pierre est appelé à faire son service militaire et qu’il part en Indochine, à Saïgon.
L’année suivante, père et fils sont au Maroc, à Tit Mellit, l’ancien aéroport de Casablanca, où Rodolphe Grunberg fait leur connaissance. Il se souvient de les avoir vu traverser la ville tôt le matin, à bicyclette pour aller travailler sur leurs Pou-du-Ciel, le monoplace HM-320 et le biplace HM-350.

Ils rentrent en France en 1958. L’année 1960 les voit à Saint-Lô en Normandie (construction du HM-390 partiellement en composite). En 1961 ils retournent aux Pierrières dans la maison familiale de Saint-Romain-de-Benet.



En 1965, à l’hôpital de Pessac, près de Bordeaux, Henri Mignet meurt, atteint d’un cancer tardivement diagnostiqué et mal soigné.

Pierre reste encore quelques années à Pessac. Il y travaille à réparer des poêles à mazout dans une grosse quincaillerie.
À partir de cette époque, mon oncle consacre toute son existence à la propagation de la formule Pou-du-Ciel.

Il part d’abord habiter Castres, hébergé par Pierre Alquier un ami de son père, pouducielliste de la première heure. De là, il distribue des plans et en dessine de nouveaux.


Il consacre sa vie aux amateurs en les conseillant pendant la construction et en allant mettre en vol les avions lorsqu’ils étaient terminés. Cela n’était pas toujours sans risque, surtout quand les appareils étaient mal construits.
Une fois, avant de mettre en route le moteur d’un biplace, il déplace l’appareil sur le parking en le poussant par le montant de la porte et en le manœuvrant par le volant place pilote. Tout à coup, toute la pignonerie avec la chaine tombe sur le plancher…et oui…derrière le beau tableau de bord, toute cette mécanique n’était pas visible..hum, hum!! Il a eu chaud!

Une autre fois, il arrive dans le hangar pour mettre en vol un biplace qui venait de passer avec succès ses visites Véritas. Il voit du premier coup d’œil que l’aile avant était vrillée, ce que Véritas n’avait pas remarqué. Il décide quand même de l’essayer en vol, pour voir!!. L’aventure a failli mal se terminer, mais il n’a rien cassé. C’était vraiment un grand pilote!

À cette époque, mon oncle a également tenté de démarrer une entreprise à La Corogne, en Espagne, mais le projet n’a pas eu de suite.
En 1982, mon oncle Pierre se marie avec Micheline Romey, celle qu’il appelait son bon ange et qui veillera sur lui jusqu’au bout malgré toutes les vicissitudes de leur existence. C’est à cette époque qu’ils ont déménagé à Saintes.


Il continue à dessiner les plans d’un nouveau biplace, le HM-385 «Occitanie»….mais la liasse ne sera jamais terminée.
En effet, un jour qu’il mettait en vol le monoplace d’un amateur à Tarbes, il rencontre sur le terrain un certain Gérard Starck…fils de…André Starck qui avait travaillé avec Henri Mignet dans les années 30!

Gérard Starck est importateur de drôles d’engins très légers, ultra-légers, même, des U-L-M!! des «Quicksilver», de véritables papillons! Très heureux de rencontrer Pierre Mignet, fils d’Henri Mignet, il lui propose de voler sur le Quicksilver, mais…seul à bord. Mon oncle était un peu inquiet, car il ne connaissait pas du tout ces engins bizarres et leur pilotage! Il décolla, très court et grimpa presqu’à la verticale, ce qui n’étonnera pas les pilotes de Quicksilver! Les pieds au dessus du vide en avant, le vide à gauche, le vide à droite, mon oncle Pierre n’oubliera jamais cette impression fantastique.

De retour à Saintes, il commence à tracer sur la planche à dessin qui lui vient de son père les plans d’un U.L.M. sur la base de la formule Mignet, délaissant pour toujours les plans de l’«Occitanie».

Je me souviens…Il venait à Meschers, sur le terrain de famille, au dessus de la plage avec sa petite, très petite caravane Ériba dans laquelle il dessinait le prototype de l’U.L.M. qui devint le HM-1000 Balerit. Comme le Quicksilver, rien devant, rien en dessous, ni sur les côtés, et la tête au vent. Comme toujours, il volait sans casque, seulement avec les interphones pour parler avec son passager.
Cette minuscule caravane, pour qu’on puisse se tenir debout à l’intérieur, avait un toit en composite qui se soulevait à l’arrêt, laissant apparaître une toile orange avec des petites ouvertures pour l’aération. Mon oncle était ainsi autonome et pouvait aller, seul ou avec ma tante Micheline qui la plupart du temps le suivait stoïquement, essayer des Pou-du-Ciel un peu partout en France. Grâce à l’Ériba ils ont sillonné la France dans tous les azimuts. Ils étaient partout chez eux.
Après son accident, mon oncle a dû s’en séparer, bien à contre cœur. Il ne pouvait plus la manipuler seul. Elle est restée longtemps aux Pierrières, dans un hangar.

Les démonstrations qu’il faisait étaient toujours très dynamiques, à couper le souffle. Certaines vidéos en témoignent encore.
Je me souviens d’une séance de baptêmes de l’air qui a duré une journée entière, près de Bordeaux. Il avait trouvé une belle haie d’arbres qu’il sautait systématiquement après un rase-mottes. Il a frôlé les feuilles des arbres toute la journée, mais en soirée, le vent avait tourné. Soit fatigue, soit inattention, soit un léger manque de vitesse dû au vent arrière, il arrive à la haie, tire sur le manche, et…trop bas..il traverse les arbres dans les feuillages et continue son vol de l’autre côté, emportant avec lui les petites branches qui avaient traversé l’aile arrière.

Je me souviens parfaitement de l’atterrissage. Mon oncle a retiré les branchettes de la toile et en a fait un bouquet qu’il a apporté à ma tante. Mon oncle était un romantique.

Nous avons pris ensemble la décision de construire le prototype du Balerit en 1983 et j’ai quitté l’entreprise Bouygues après seulement 5 mois de travail. Je pensais que ce n’était que pour quelques mois et qu’ensuite je reprendrais mon travail en génie civil, mon domaine. Ces quelques mois ont duré 20 ans pendant lesquels le succès du Balerit ne s’est pas démenti.
La société d’Exploitation des Aéronefs Henri Mignet (SEAHM) a été créée en juillet 1984.


Pou-Guide: Et puis un jour, tout a basculé pour Pierre. Comment cela s’est-il produit?
Alain Mignet: Mon oncle a eu l’accident qui a transformé le reste de sa vie en calvaire le 19 octobre 1991.
C’était au cours du quatrième ou du cinquième vol d’un Balerit équipé d’un système de pilotage Trois Axes utilisant des ailerons de très grande dimension sur l’aile avant. Il y avait un système de tabs au bord de fuite aidant, par un asservissement, au maniement de ces ailerons. La cause de l’accident a été la non fixation définitive par rivetage avant entoilage de la ferrure maintenant l’extrémité de la biellette de commande du tab d’un côté. Car, avant l’entoilage, pour vérifier la cinématique, elle n’était attachée que par des vis Parker (pour permettre les modifications éventuelles). Par les vibrations et les efforts alternés, celles-ci ont lâché en vol. Un oubli qui a coûté cher.
Ses dernières années, après de multiples opérations et de longs séjours à l’hôpital, ont été très pénibles, aussi bien pour lui que pour son «bon ange».

Malgré son handicap et sa fatigue, il a continué son apostolat. À Dunes, Montpezat, St-André-de-l’Eure, Pont-sur-Yonne, il était présent chaque année, entouré par les amateurs qui venaient prendre les conseils du maitre. Ni la pluie, ni le soleil brûlant ne le dissuadaient de venir.

Il a eu une grande satisfaction quand les pilotes Américains de l’Experimental Aircraft Association l’ont invité aux U.S.A. à venir honorer avec eux la mémoire de son père.


Depuis deux ans, un cancer des os avait transformé sa vie en un véritable enfer, ce qui n’avait pas altéré son humeur égale. Quand la souffrance qui le tenaillait était un peu moins forte, il se trainait jusqu’à sa planche à dessin et peaufinait les plans du «Saintonge», un biplace tricycle à fuselage en tubes d’acier, son dernier cadeau aux amateurs.
Il est parti rejoindre Henri Mignet en janvier dernier, tout simplement sans faire de bruit, ne voulant pas se faire remarquer, comme il a vécu, sauf que lorsqu’il faisait une démonstration de maniabilité en vol, il était bien le centre d’intérêt général!!

Pou-Guide: Merci de ce beau témoignage, cher Alain. Lorsque ton oncle nous quittait le soir à Montpezat, après une journée éprouvante, il nous disait: «Ne vous dérangez pas, continuez..»

* * *

Continuez! C’est le message que nous retiendrons de lui, Comme il a continué après son père, c’est à nous tous maintenant qu’il incombe de continuer après lui à défendre et diffuser la formule Mignet.




Origine de l’article: Confidences d’Alain MIGNET pour pouguide.org,
recueillies par Paul PONTOIS
Photos: Alain MIGNET
Mise en ligne: Thibaut CAMMERMANS




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