Le projet "GROUND EFFECT" MICA (Michel D'ESCATHA)


Michel D'Escatha est connu depuis longtemps dans le milieu du Pou-du-Ciel. Français immigré aux USA, habitant maintenant au Mexique, il s'est fait connaître par des réalisations volantes ou non qui ne manquaient pas d'intérêt. C'est lui par exemple qui le premier a conçu un Pou du Ciel à base d'échelles métalliques (cf. Le Sport de l'Air p. 523).


A quatre-vingts ans, il vient de mettre la dernière main à un projet commercialisable qui (grâce à Henri Mignet) donne toute satisfaction là où d'autres se sont cassé les dents: le bateau volant à effet de sol. Le plan est à vendre, et il cherche des investisseurs pour réaliser des kits.

Michel D'ESCATHA "MICA"




Ce document photo fourni par M. d'Escatha n'est pas excellent, mais il montre bien l'étroite parenté entre le Flying-Boat MICA et un Pou-du-Ciel ...



Voici le courrier reçu par Paul Pontois:



Cher collègue Pouducielliste!

J’admire toute la peine que vous prenez pour vulgariser la formule HM en Amérique, et heureux du résultat car elle est en train de démarrer à fond à en juger par l’internet!

Moi-même je suis venu aux USA (Texas) pour construire la Formule Ground-Effect Flying-Boat, lorsque j’ai eu vent que le «Flarecraft» allemand allait y être construit en grande quantité. Il m’est apparu que ce système avait une très grave faute de conception, les pointes des ailes trempant dans l’eau et aussi la forme de la voilure triangulaire, la pointe du triangle se trouvant à l’arrière, ce qui ne pouvait produire aucune déflexion des filets d’air vers la surface.

Après beaucoup de propagande, ils ont fait d’abord un biplace côte-à-côte tout en fibre de verre (on ne fait jamais un prototype avec ce matériau, car si l’appareil présente des défauts de conception, on perd aussi les moules qui demandent beaucoup de temps à faire!).

Comme ces Flarecrafts se sont tous crashés sur la surface (à cause des coups de vent descendants qui sont très fréquents en mer et sur les grands lacs, et existent du reste aussi au dessus de la terre) ils ont annoncé qu’ils allaient construire un nouvel appareil (aussi tout en fibre de verre!) pour 5 personnes.

J’ai eu peur, car j’étais alors en train de construire ici mes prototypes (en bois entoilé), pensant qu’ils avaient compris que, seule au monde, c’est la formule HM qui pouvait pallier ces défauts grâce notamment à son aile haute «vivante», et lorsque j’ai vu leur appareil en photo dans «Popular Mechanics», j’ai fait «ouf!» … car ils n’avaient rien changé à leur système, sauf qu’ils avaient fait l’appareil beaucoup plus gros (5 places).

D’abord avec un moteur d’avion de 100 CV, puis 150, puis 180, puis finalement 230 CV et ça a été la fin car cet appareil ne produisait bien sûr aucun effet-sol, et au bout de quelques essais, s’est aussi écrasé sur la surface!
Je savais que la Formule HM était la seule qui pouvait résoudre ce problème d’une façon automatique et qui ne coûtait pas cher à construire, puisque sans ailerons et leurs complications.

Le temps de monter mon atelier à Matamoros (Mexique), de construire mes 4 prototypes et de les faire voler, j’en suis arrivé 10 ans après à pouvoir déposer ma demande de brevet US «Groud-Effect Flying Boats also applicable to aircrafts, drones and spacecrafts», laquelle a été étudiée pendant deux ans, et finalement acceptée en décembre 2000 sous le n° 6.164.591.

Voici maintenant presque 2 ans que j’ai employés à aller en France 6 mois (pour ramener d’autre argent) et faire la liasse de plans (7 m de long x 0,90 m de large, les principaux dessins à l’échelle 1:1) qui est maintenant terminée, et qui sert pour construire des 2, 3 ou 4 places côte-à-côte et encore plus simplifiée (la construction) que la même liasse que j’avais faite précédemment. Le F-Boat 4 places côte-à-côte revenant en matériaux à moins de 2.000 US$.
L’appareil le meilleur marché du monde!

Grâce aussi au fait que l’administration des Cost Guards (dont il dépend administrativement) n’exige pas que les matériaux soient certifiés «aviation». Pas de problème avec eux pour le moteur (qui n’est pas inclus dans les 2.000 $), qui peut être essence ou diesel, 2 ou 4 temps, refroidi par eau ou air. Du reste, je conseille dans la liasse de commencer par un moteur d’occasion ; et même s’il est en mauvais état, pas de problème car s’il lâche soudainement en vol, vous avez toujours votre piste d’atterrissage en dessous de vous.

Dépendant de la Marine et considéré comme un bateau, il fait «en principe» voler au dessus de l’eau et à faible hauteur (dite dans les limites de l’effet-sol). Mais au dessus de l’énorme lagune de 300 km que nous avons ici à côté de Brownsville, ils m’ont bien vu voler à 2.500 m d’altitude et ont même été très intéressés par ce vol!

Du reste, ils sont intéressés par cette Formule pour la surveillance des côtes, et notamment la poursuite des contrebandiers de la drogue (qui rentre plus que jamais) et leur appareil serait construit industriellement tout en aluminium par Chris Heintz que je connais depuis 1970 en France, en tant lui aussi que constructeur de son Zenith et maintenant ici de ses avions Zenair au Canada et ses fils aux USA. Je ne sais pas si je verrai cette affaire sur pied car pour le moment je ne veux pas sacrifier des dizaines de milliers de dollars dans la construction des premiers prototypes afin de les présenter en vol à cette administration.

Depuis 1968 que j’ai dédié 100 % de mon temps à construire des Pou-du-Ciel (10 en France, tous différents quant à la disposition des ailes notamment), j’ai dépensé presque 320.000 US$ de l’héritage de mon père (non pas tellement en matériaux, mais il faut aussi bien vivre et bien boire pour avoir les idées!) et pour le moment je vais essayer de me renflouer en tâchant de vendre ma feuille de plans de 7 m pour les 3 types de Ground-Effet Flying-Boats dont j’ai parlé plus haut.

Je viens de mettre une annonce dans «Experimenter», qui paraîtra dans 3 mois, mais entre temps il me conviendrait aussi de l’annoncer sur le web.
Et c’est là que j’ai besoin de vos conseils: sous quelle rubrique la mettre, afin que les amateurs tombent dessus ? J’aimerais bien que ce soit dans les rubriques «Pou-du-Ciel» car je ne cache pas – au contraire – que c’est un Pou-du-Ciel adapté au ground-effect, et donc une variante de la formule H.M..

Du reste Pierre Mignet (que je connais depuis 1962 et qui m’a appris à construire mon premier appareil (un 360) est constamment au courant de ma progression ici, et je n’essaie aucunement de me faire passer pour l’inventeur de ce système qui est bien 100 % celui de H. Mignet (ainsi qu’il est dit dans la liasse) et je trouve tout à fait curieux et inadmissible d’en avoir obtenu le brevet aux USA, alors que Henri Mignet en avait déjà déposé au moins deux vers 1938, et qu’il y a des centaines d’appareils qui volent avec ce même système de par le monde!

Cela pour dire que les Brevets c’est souvent de la fumisterie qui peut vous protéger beaucoup moins que vous pouvez l’espérer (en cas de copie par des tiers!).

Du reste MICA est tiré de MIgnet-D’esCAtha.
En voyageant sur le web je suis tombé hier sur un site «ground effect» parmi les Pou-du-Ciel, mais je ne sais plus comment le retrouver pour l’instant!

Comment faudrait-il faire pour m’y insérer ?
Je voudrais aussi y mettre une page décrivant ce qu’est le G.E.F.Boat MICA, et je vous joins le brouillon, à voir ce que vous en pensez.

Quand ce texte sera décidé, je pourrai alors le mettre sur l’internet avec quelques photos des appareils.
Aussi, je voudrais chercher un intéressé pour construire ces mêmes kits (en bois et toile) d’une façon industrielle, car d’après les lettres que je reçois et sans publicité (environ 300 lettres), je me rends compte que beaucoup sont plutôt intéressés par l’achat des kits. Mais il me serait impossible de les livrer dans un délai acceptable (beaucoup d’intérêt aussi au Brésil et en Océanie) et à mon âge je ne suis pas enthousiasmé de monter une usine (qu’il faudrait surveiller constamment) mais plutôt par faire un nouveau prototype (sans doute un Pou Ultralight) qui me permettrait de ne pas me mettre des ouvriers sur le dos, et le faire à la maison, d’autant plus que cette industrie serait ici à Matamoros (Mexique) où j’ai obtenu la résidence (à l’encontre des USA où vu mon âge (toujours) on pourrait me la donner si je pouvais transférer 1 million (sic) de dollars. Ce que je ne peux, ni ne voudrais faire si je les avais!

J’ai eu il y a trois mois un très grave accident sur l’autoroute US où un ivrogne et drogué est rentré dans l’arrière de ma VW équipée camping, la voiture en accordéon et moi dans le coma plusieurs heures où j’étais pratiquement mort car j’ai voyagé dans la 3ème dimension dans une région complètement différente de notre terre (je me souviens parfaitement de tout ce que j’y ai vu, et j’en ferai un récit quand j’aurai le temps)!
Maintenant je suis de retour à ma maison de Matamoros et pratiquement totalement remis!
Le choc a été fort (ainsi que le coup du lapin) car la voiture qui m’a enfoncé était une Chevrolet de 350 CV – 350 km/h – équipée racing, et sans doute roulait à 150 km/h ou plus. Et les deux voitures à la casse, naturellement!

Donc maintenant de retour sur terre, je veux en jouir (là-bas on ne trouve ni gros rouge ni camembert, et du reste les habitants ne mangent pas) et pour les derniers 20 ans qui me restent à vivre (j’ai 80 ans depuis le 1er septembre) je préfère les passer à voler plutôt que dans une usine 8 heures par jour!

Voilà, vous savez tout!
Bien sûr, quand j’irai au Québec (je ne trouve pas Ste-Ursule sur mon Road-atlas US), je ne manquerai pas de faire votre connaissance, et en attendant ce plaisir, je vous quitte pour aujourd’hui, bien pouduciellement!

Michel d’Escatha




Projet d'argumentation publicitaire concernant le MICA:


THE GROUND-EFFECT FLYING-BOAT «MICA»

2 – 3 – 4 seats side by side versions

LET YOU FLY over the waters (lakes, rivers, oceans) so easy to drive as your boat, because its automatic stability: no slide, no spin, no stall «nose-down» (vertical watering by very strong winds and weaves.

DRIVEN ALL AT HAND like your boat. No pedals. No requires previous school. You fly it immediately.

NO AIRCRAFT PILOT LICENCE REQUIRED if you fly over the waters into the ground-effect zone.

COAST-GUARD AND MARINE REGISTERED as a boat. No passengers nor weights limit.

QUICK BUILT one month and less if you are skilled with the wood-working.

CHEAP OF MATERIALS
(marine hardware) around of $1.800 for the 4 seats (without the engine and propeller).

ENGINE: 2 or 4 strokes, gasoline or Diesel. New or used. If it quits in flight, no problem: you have always under you your «run-way» to watering in security (in the plan-sheet, several good addresses to obtain cheap engines).

STEP BY STEP BUILDING DESIGN’S PLAN on a sheet of 21’ long x 3’ wide. Several parts at the scale 1:1, other at 1:10 with script indications in front of each part. Easy for a profane home-builder.

SMALL LOCAL REQUIRED for the construction. Your car garage is enough, even for the 4 seats. The longer part is the central wing: 8’. The folding wingtips make also 8’ each.

TOURING ON THE ROAD without problem. The same wide as a truck: 8’. No special permission nor assurance required.

LODGE IN YOUR CAR-GARAGE with its wingtips immediately folded. No needs to rent a garage on the beach.

The cheapest flying machine for the not fortunate people (but the rich like also!).

1st INFOS: $10 – US Patent copy: $10.
BUILDING-PLANS: $190. Oversea add $20.
Money-order only to Michel D’ESCATHA, 292 Kings Hwy – Of. A, BROWNSVILLE, TX 78521 – 4232




LE HOVERHAWK


Un profane de la formule Mignet et ne connaissant pas tous ses avantages pourrait penser que la solution est le «Hoverhawk» qui a publié depuis plusieurs mois dans les revues d’aviation un beau dessin de cet appareil et commence déjà à ramasser des arrhes pour sa livraison.

 

Le FLARECRAFT HOVERHAWK de d'ESCATHA


Mais cet appareil, s’il vole, ne peut pas réagir aux turbulences et vents descendants avec son aile unique et fixe, comme celle des hydravions conventionnels.

La publicité que j’ai en entier parle de 4 places avec les options de moteurs VW 53 CV, 90 CV, 145 CV. Il n’y a pas de VW fiable qui développe ces 145 CV. Du reste, même ainsi, est-ce que 145 CV sont capables de faire voler un appareil qui déjà pèse à vide 900 livres (sans son carburant) et avec une seule aile, aussi petite qu’ils la représentent ?

Jusqu’à ce jour je n’ai connu personne qui ait vu un seul de ces appareils en l’air!

Ce n’est pas encore cette formule qui peut concurrencer tous les avantages du Pou-du-Ciel (voir ces avantages dans le brevet «G.E.F.Boat» pages 5 et 6) et ce sont eux qui ont dû décider les examinateurs à nous le délivrer, car aucun avion actuel ne présente tous ces avantages réunis (et en outre qui ne coûte pratiquement rien à construire et même coûte au total passablement moins qu’un avion conventionnel puisque la partie arrière du fuselage est réduite de moitié, et qu’il n’y a plus d’ailerons ni de gouverne de profondeur sous le gouvernail (dérive), ni leurs câbles ou tringleries respectives.

J’ai lu quelque part la phrase suivante (et je crois qu’elle est d’Einstein): «La machine devient parfaite quand il n’y a plus rien à lui retirer» … ce qui est bien le cas de la formule H.M..

Quelques mois plus tard, ce même appareil était proposé à 250.000 $ avec son dernier moteur de 250 CV, puis on n’en a plus entendu parler.

Sauf la rumeur qui court qu’il s’est aussi écrasé en faisant le «watering», une pointe d’aile ayant touché l’eau avant l’autre, et l’appareil a fait un cheval de bois en cassant l’aile au ras de la coque et la machine a coulé aussitôt.

Pas étonnant car avec une longueur de plus de 13 m, l’appareil tout en fibre de verre doit dépasser les 1.000 kg de poids vide!

Cette photo est du reste un montage. Ca se voit très bien sur la page d’origine de la revue (l’horizon y est dessiné à la main).

Avec l’aile triangulaire la pointe vers l’arrière (c’est juste le contraire qu’il fallait faire), il n’y a aucune déflexion des filets d’air vers le bas. C’est ce que j’avais aussi remarqué tout au début quand j’étais allé voir le premier prototype sur le lac de Constance où l’appareil était garé dans les hangars de Bolkow.

A ma connaissance, il y a eu une dizaine de tentatives de constructeurs différents, mais tous avec l’aile fixe et souvent au ras de l’eau, et tous ceux qui ont pu décoller se sont écrasés à l’amerrissage, car il est très difficile pour un pilote de faire reprendre l’horizontale à l’envergure juste avant de toucher l’eau, même s’il a de puissants ailerons, car il peut aussi en donner de trop et c’est l’autre pointe d’aile qui va toucher l’eau.

Il est indispensable pour la sécurité que l’aile ne puisse jamais toucher l’eau.

De plus , avec l’aile fixe, par vent descendant et volant au ras de l’eau, l’appareil de par sa vitesse propre de vol touche l’eau avant que le pilote ait eu le temps de tirer sur son manche.

Avec la Formule H.M., plus le coup de vent est fort, plus l’aile s’incline automatiquement à la même fraction de seconde, et plus fort est le coup de vent, plus fort est le bond que l’appareil fait vers le haut. On croirait que l’aile vivante a été spécialement inventée pour ce Ground-Effect Flying Boat. Système qui est aussi de sécurité pour l’épandage agricole où l’on peut voler au ras du sol sans ce danger d’écrasement.




Quel personnage est Michel d'Escatha ? Une tranche de vie:


LE ROBOT «COSMOS»



Le robot "Cosmos" de Michel d'ESCATHA

Commentaire imprimé au verso de la carte postale représentant le robot Cosmos:
Ce robot, construit par un ingénieur français, a demandé plus de 8.000 heures de travail.
Il parle, agit, se déplace absolument seul et obéit aux ordres qu’on lui donne.
Il a été primé hors Concours au Salon International de l’Invention de Monaco en 1960.



Mon robot fonctionnait avec une batterie d’automobile de 12 v qui actionnait 12 petits moteurs d’essuie-glaces commandés à volonté par radiocommande. Il se déplaçait en avant, en arrière, tournait à droite ou à gauche par une roue unique pivotante placée sous la soucoupe et qui tournait avec elle.

Remuaient à volonté: la tête, les bras, les épaules, les doigts de pied, le pouce de la main gauche. Quand il parlait, il ouvrait sa grande bouche synchronisée parfaitement avec chaque parole, et à chaque fois des lumières s’allumaient dans sa gorge et dans ses yeux. Toute la tête faisait un léger mouvement de va et vient quand il parlait, et les gens croyaient que c’était un enfant caché à l’intérieur qui l’actionnait. Je n’ai jamais vu jusqu’à ce jour un robot aussi sophistiqué.

Ma mère ne voulant pas que j’aille dans les fêtes foraines pour le faire marcher (j’avais fait une armature métallique pour soutenir une toile fermée sur les 5 côtés où pouvaient tenir debout 60 personnes et un podium plat en contreplaqué de 5 m x 5 m où pouvait évoluer le cosmos. L’opérateur était caché debout dans un réduit fermé jusqu’en haut, avec un trou rectangulaire où il pouvait voir le robot et le public. C’était l’opérateur qui parlait dans un talkie-walkie, et l’autre TW (récepteur) était dans la tête du robot qui mesurait 40 cm de diamètre. Cosmos faisait presque 2 mètres de haut.

A un moment, Cosmos disait: «j’étais toujours le dernier à l’école …» (en fait, c’est ce que disait l’opérateur caché, en parlant lentement pour que la bouche ait le temps de s’ouvrir et de se refermer à chaque parole) … «… mais je parle toutes les langues, si vous avez des questions à me poser dans votre langue, je vous répondrai avec plaisir!»
Pas difficile: l’opérateur parlait les 4 ou 5 langues les plus courantes en Europe! C’est ce qui estomaquait le plus le public.

Pour le transporter sans le démonter, ainsi que tout le matériel pour monter la tente, j’avais un vieux camion Leyland Diesel fourgon en bois, où logeait le tout.

Je suis parti à San Sebastian (Espagne) où il y a un minuscule Disneyland en haut d’une montagne qui domine la ville, et j’y ai donné huit jours de représentations. Il y avait le problème suivant: un des bateaux de pêche du port avait la même longueur d’onde que mon TW, et quand ce bateau parlait, il actionnait aussi le robot. Une fois, il s’est mis à avancer sur le public et j’ai dû sauter vers lui pour déconnecter la batterie et l’immobiliser!

Je suis revenu au «Rancho» de mon père, je l’ai remisé dans un hangar et je suis parti pour un mois au Chili où j’avais été 5 ans auparavant importateur de voitures et motos BMW (avec un associé chilien qui était le capitaliste!) et à mon retour j’ai trouvé le robot tout cassé, ma sœur le faisant voir à ses enfants du catéchisme qui lui avaient notamment grimpé dessus. Je n’ai pu sauver que la tête qui était en résine et fibre de verre.

Et c’est après cela que je me suis mis à construire un Pou-du-Ciel. Le premier fut un HM-360 que m’a appris à faire Pierre Mignet … et ensuite j’ai pu faire les autres tout seul. Le plus gros avait une grosse cabine derrière le pilote, en tubes de fer soudés par le forgeron, et où l’on pouvait charger une jeep Citroën (Méhari). Moteur Continental 180 CV qui l’a très bien fait voler 4 fois, puis j’ai été dénoncé par un jaloux du coin et réprimandé car cet appareil n’était pas réceptionné (Véritas) et ne pouvait l’être puisqu’il était fait avec des matériaux de chez le quincaillier (j’ai encore les photos!).

Et c’est ainsi que j’ai dépensé tout l’héritage de mes parents, mais je me suis bien amusé et ne le regrette pas. Naturellement, je n’ai pas eu le temps de me marier et je ne l’ai fait qu’ici à Matamoros à l’âge de 70 ans, avec une Mexicaine. Et c’est dans sa maison que j’ai monté mon atelier pour faire les G.E.F.Boats après avoir commencé à Brownsville TX sans pouvoir y rester car je n’y ai pas obtenu la résidence. Il n’est pas impossible que l’année prochaine je fasse ici un Pou-du-Ciel prototype «true ultralight», qui me harcèle depuis longtemps, et par où du reste j’aurais dû commencer!

 

* * *

 

ROBOT COSMOS: RENDONS A CESAR... (rectificatif et précisions)

Nous avons reçu ce message du neveu de l'inventeur du robot "Cosmos":

 

Monsieur,

Je suis tombé par hasard sur le site "pou guide" ou Michel d' Eschata évoque le robot cosmos, attraction foraine.

Je suis le neveu de Christian Dupont, qui a inventé ce robot et le présentait dans les foires et les cirques dans les années 50. Il en a déposé le brevet et fut même primé pour cette invention au salon international de Monaco en 1960. Après un revers de fortune, il fut contraint de le vendre a Michel d' Eschata à l aube des années 70. Cependant les propos de Michel d' Eschata peuvent laisser entendre que ce robot a été concu et présenté par lui alors qu il n'en fut que l'acquéreur tardif.

Aussi je vous remercie de bien vouloir ajouter un rectificatif, en précisant bien que Mr christian dupont est l ingénieur qui a concu cette machine et aussi le seul créateur et producteur de ce spectacle forain. Vous trouverez en pièces jointe deux coupures de journaux d époque ,sur l une d elle mon oncle est photographié aux cotés de "son fils en tole" comme il aimait à l'appeler.

Je vous remercie de votre bienveillante attention,
Salutations,

Mickael Dupont.

 

Dont acte:

Le robot COSMOS

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Le robot COSMOS

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Origine de l’article: courrier de M. D'ESCATHA à Paul PONTOIS + correctif de mr. Dupont
Mise en ligne: Thibaut CAMMERMANS
Pour toute question, correctif, mise au point, ajout: contacter l'auteur.


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