Atterrir


Finale et arrondi en Pou-du-Ciel avec des volets (Bernard GUERRAND)

Préambule de J-P Lalevée : Cet article concerne les Pou(x)-du-Ciel équipés de volets, ce qui est une caractéristique peu fréquente sur nos appareils. Tout article concernant le pilotage des Pou(x)-du-Ciel "normaux" sera le bienvenu !

J’aime bien lire les articles traitant des expériences vécues sur nos chers Pou(x)-du-Ciel, car cela permet d’affiner notre jugement et d’améliorer notre savoir-piloter. Depuis 1986, je pratique le vol sur ce drôle d’animal et il m’est venu l’idée de vous témoigner de ma relative expérience quant à l’approche vent de travers. De formation classique breveté TT, il m’a semblé en effet utile d’apporter ces quelques réflexions.

La figure 1 montre un appareil en finale d’approche sur une piste où le vent vient de la gauche, avec correction de dérive suffisante (D) pour que sa trajectoire reste parallèle à l‘axe de piste. Pour un 3 axes ou un Pou-du-Ciel c’est pareil, le vol est symétrique, les ailes sont horizontales (bille au milieu si elle existe...).




En courte finale ça se corse car il faut mettre le « NEZ dans l’axe » afin d’éviter de sortir de la piste dès le toucher des roues (figure 2) :

- en avion 3 axes -> « pied dans l’axe » comme on dit dans le jargon des flying jacket : palonnier à droite.

- en Pou-du-Ciel -> manche à droite car celui-ci commande le volet de dérive. Et c’est cela qui cause le trouble chez le pilote « avion » car celui-ci se prépare à mettre le manche au vent pour baisser l’aile gauche c’est à dire dans notre cas à gauche !.

En Pou-du-Ciel, pour réussir ce dérapage pendant l’arrondi, il faut donc lever le volet de l’aile gauche et mettre le manche à droite. c’est je que j’ai pratiqué de 1986 à 1997 sur l’Airplume n° 10 (Croses). Depuis 1997, je vole sur un biplace de conception et fabrication personnelle équipé aussi de ces volets bien utiles pour cette manœuvre, et aussi pour plaquer la « bête » au roulage, les 2 volets levés. Animé par un VW 1835, il a un large fuselage en treillis de bois couvert de CTP 20/10 et croise à 110 km/h environ.

Ainsi je suis d’accord avec Phil HOWELL qui avait signé un article page 5 dans le bulletin n° 8 de « les Amateurs du Pou-du-Ciel » (association AAP) et comment il a équipé son appareil de volets. De même dans ce n° 8, l’article page 12 (de Cosandey, je pense ?) dit que c’est le « coup de manche à droite qui peut vous aider » pour le vent venant de la gauche bien sûr. On comprend mieux si l’on raisonne par étape comme dit plus haut : après le dernier virage pour la finale sur une piste où le vent est du secteur gauche, on met d’abord du manche à gauche pour arriver en ‘crabe’ (fig 1), puis à l’arrondi (fig 2) on met du manche à droite. Si l’auteur de l’article page 12 a eu quelques déboires, c’est probablement parce qu’il ne disposait pas de volets.

En conclusion:

1) En finale: correction de dérive. L’appareil vole dans l’axe de piste, ailes à plat, volets symétriques. prendre son temps pour préparer l’atterrissage, et préparer ses réflexes à l’action du manche et des volets.
2) Juste avant l’arrondi: manche dans l’axe (ou le pied si votre Pou-du-Ciel est né avec un palonnier), ET un seul volet levé du coté du vent.

BON VOLS


PS : je dis le seul volet levé coté du vent, car j’ai essayé de baisser le volet de l’aile sous le vent (à droite si le vent est du secteur gauche) : oh misère ! Le lacet inverse complique le dosage du manche dans l’axe !.



Origine de l’article: proposition de Bernard GUERRAND,
Association du Sport de l’air et de l’ULM (89-Pont sur Yonne)
Texte et illustrations: Bernard GUERRAND (avril 2001)
Mise en ligne: Charlie CRAWLEY
Pour toute question, correctif, mise au point, ajout: contacter l'auteur.

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