Mon apprentissage en HM-14


Par Sebastien NIEL

Le joli HM-14 de Sebastien NIEL


J’ai commencé la construction de mon HM-14 en juin 2008 et ma formation à la mi-février 2009.
Début juillet, je vais commencer les premiers roulages.
Les six dernier mois j’ai commencé mon apprentissage sur un Guépy et ne l’ai pas encore terminé.

* * *

Donc me voila sur le terrain pour faire du roulage et après le montage et l’inspection prévol comme pour voler, on ne sait jamais!
Je commence à rouler et j’essaye d’aller droit manche en avant et là, les premières lignes droites ne sont pas si droites que ça. Je roule de plus en plus vite.
Après quelques séances je me sens mieux et je tire un peu sur le manche pour soulager le train.
Comme la piste n’est pas très longue, et qu’en plus elle descend à chaque extrémité, je me trouve en difficulté chaque fois que j’arrive au bout de la piste et là je teste la glissade au sol pour ralentir comme je n’ai pas de freins.
Je commence par faire des virages à droite et à gauche pour ralentir et comme je roule sur l’herbe, ça glisse un peu (j’ai bien fait d’élargir le train, il est plus stable).
Puis de plus en plus et là, arrive ce qui devait arriver, juste après avoir failli rentrer dans le champ de blé en bout de piste, je me dis "t’es c… ou quoi?".

Je me suis donc dirigé vers un terrain plus grand, 1150 mètres de plus que le premier, et là, je ne dois plus craindre d’arriver trop tôt en bout de piste. Donc je remonte la piste en herbe en me demandant où se trouve le bout. Finalement j’y arrive, je m’aligne, je mets progressivement les gaz, manche en avant jusqu'à lever la roulette et je fais cela une bonne dizaine de fois en gardant bien l’axe de la piste. Il ne faut pas attendre d’être complètement en travers de la piste pour rectifier la trajectoire. Pour ma part je trouve le lacet un peu mou dans cette phase et je n’hésite pas à mettre le manche à fond pour tenir le cap. En mettant le GPS je me suis rendu compte que je roulais à plus de quatre vingt dix km/h au sol, bien trop vite à mon gré, mais ce doit être mon passé de pilote moto, je pense qu’avec soixante dix ça doit être bien suffisant.

Et puis je laisse passer quelques jours.

Une fois la prise en main du terrain au sol maitrisée, il faut le faire de plus haut, alors je tire sur le manche doucement pour voir ce qui va se passer et là tout se complique très vite. Le sol s’enfonce et mon pou commence à dévier à droite, je me retrouve vite à la limite droite de la piste alors je mets du manche à gauche et la je me retrouve au centre de la piste mais pas dans l’axe alors, manche à droite pour retrouver plus ou moins l’axe de la piste et réduction des gaz. Peut être à cause des champs de maïs juste à coté de la piste.
Comme j’ai pris un peu de hauteur dans le combat, manche vers l’avant pour descendre un peu et garder de la vitesse pour faire mon arrondi et retrouver le sol pour faire ce que je connais bien : ROULER .
Je n’ai pas eu le temps de profiter de la vue, j’étais trop occupé!

Ensuite, il faut un peu laisser reposer mes idées pour assimiler ce qui s’est passé, mais pas trop, car dans mon cas je dois tenir compte de l’expérience et recommencer.
Je refais donc une dizaine de lignes droites pour le plaisir et je m’arrête la pour la journée.

Les séances suivantes sont faites pour voler droit et remonter la piste en vol. Deux séances de dix vols chacune.

Un jour de septembre, comme il faisait beau, je décide de faire un tour de piste.
Je m’assure qu’il y a du monde sur le terrain (mais pas trop près, le poids du regard des autres risquerait de me clouer au sol) car je peux avoir besoin d’aide si je n’arrivais pas à me sortir seul du bois cassé.
Je m’aligne face au vent (j’y suis habitué car ici je n’ai jamais eu un seul jour sans vent), gaz en grand et cinquante mètres plus loin mes roues se lèvent, je fais un petit palier pour prendre un peu de vitesse, quatre vingt, je monte franchement et je prends de la hauteur
Comme je n’avais pas prévu de stratégie à ce moment, il a fallu que je me décide vite, alors comme devant il n’y avait rien de vachable, j’ai pris mon virage avant les hangars, avant le bout de la piste pour faire un circuit au dessus du terrain. Une fois en vol je me rends compte que mon altimètre danse la lambada avec la température culasse et le badin donne le tempo entre 70 et 110km/h tout le temps, alors, comme je n’ai pas le choix, je poursuis mon vol (y en a qui vont dérouiller en rentrant). Donc je fini par me présenter face à la piste pour retrouver le sol comme je l’ai si souvent fait à mi-piste et là, je me rends compte que juste avant la clôture qui précède le seuil de piste il y a un tas de fumier au cas où !
Je me pose au seuil, remonte la longue piste fièrement avec une furieuse envie de recommencer, range mon brave pou du ciel dans son hangar, ensuite je vais faire la fête pour l’occasion.

* * *


Depuis j’ai été breveté en octobre 2009 et je viens de recevoir ma carte jaune en janvier 2010.

Je pense déjà à la prochaine construction.

Un pouducieliste heureux

Sébastien Niel



Auteur de l'article et photos: Sébastien NIEL
Mise en ligne: Thibaut CAMMERMANS


Avertissement important | Carte du site | Webmaître: thibaut_cammermans#yahoo.fr (#=@)