HM-370 - Concours du S.F.A.S.A. 1959 (Y. CROSES)



Jean-Pierre Lalevée - déc. 2005

Extrait d'Aviation Magazine n° 267, du 15 janvier 1959, pages 38 à 41.
Encore une signature de Jean Grampaix ...




VERS L'AVION DE " GRANDE VULGARISATION "


Voici les 9 appareils retenus pour le concours du S.F.A.S.A.

( SFASA = Service de la Formation Aéronautique et des Sports Aériens,désigné aujourd'hui sous le sigle SFACT (Service de la Formation Aéronautique et du Contrôle Technique))

Ces neuf machines sont présentées ici dans leurs principes fondamentaux, leurs formules aérodynamiques, leurs formules constructives, étant entendu que, à une exception près, les concurrents ont été beaucoup plus hantés par l'aspect « aérodynamique » que par l'aspect « structure » de la question.
Voici donc ces neuf avions dans ce que leur auteur revendique pour chacun d'eux. À nos lecteurs de juger selon leurs tendances propres, il y aurait beaucoup à dire sur ces petites machines ; sans doute le ferons-nous plus tard, nous limitant aujourd'hui à neuf flashes, intéressante vue d'ensemble à notre sens....

 



Mignet H.M.-370

Avion biplace à ailes hautes, disposées en tandem et très rapprochées.

Cette disposition est très caractéristique des aéronefs Mignet connus depuis de nombreuses années.
Le but recherché est d'assurer : une indécrochabilité absolue, l'impossibilité de mise en vrille, un pilotage simplifié ; l'aéronef ne disposant pas d'ailerons n'a donc que deux commandes.

Des dispositions particulières ont été adoptées, après étude en soufflerie, pour assurer la stabilité longitudinale de cet aéronef dans toutes les configurations de vol possibles et notamment aux petits angles. C'est donc une machine nouvelle qui est présentée ici.


Le HM-370




DESCRIPTION

Voilure : Composée de deux ailes pouvant être considérées comme une seule surfacé coupée d'une fente.
La disposition réciproque de ces surfaces produit entre elles un effet de succion, appelé « effet de fente » et qui détermine la tenue de vol et la « fermeté » d'évolutions particulières à cet avion.
Construction en bois identique pour chacune des voilures.
La voilure avant pivote sur une cabane et assure la manœuvre en profondeur de l'aéronef.
Elle est partiellement conjuguée avec un volet mobile situé au bord de fuite de l'aile arrière.
Elle possède également un important flettner dans sa partie centrale.
Chaque aile est constituée de trois éléments dont les deux d'extrémité se replient vers le haut.
Fuselage : Le fuselage suspendu sous les voilures est réalisé en tubes d'acier soudés et revêtus de toile. Les deux passagers sont assis en côte à côte sous conduite intérieure.
Empennage : Surface verticale entièrement mobile assurant le contrôle de direction.
Atterrisseur avant : Triédrique en tubes soudés ; roues « cross-wind ».
Atterrisseur arrière : Roue rapprochée du centre de gravité et commandée.
G.M.P. : Moteur Continental C. 90.14.F.


Caractéristiques générales:
Envergure avant, 10 m ;
surface avant, 14 m2 ;
envergure arrière, 7 m ;
surface arrière, 6 m2 ;
surface totale, 20 m2 ;
longueur, 5,35 m ;
poids total concours, 530 kg.





Dans cet article, il était bien entendu question des huit autres appareils retenus dans le cadre du même concours :

- Le combiné Hélicop-Air de Lepère : autogire à moteur tractif comportant une paire de petites ailes.
- I.L. 60 « Nomade », aile haute cantilever, train tricycle.
- S.E.R.A. 01-A, à ailes en tandem décalées fixes, avec ailerons et volets. Aucune illustration n'était fournie concernant cet appareil, qui pouvait ressembler à un Mignet ...
- Gatard « Statoplan » : aile haute cantilever, train classique ; le pilotage en profondeur s'effectuait par conjugaison des volets de l'aile AV et du braquage de tout l'ensemble du stabilisateur.
- Le Grix L.G.-21, ailes basses à train tricycle.- Morane M.S. 880, de mêmes caractéristiques.
- Legrand L.S. 60, aile haute, train classique.
- Lemaire « A.R.L.
- 20 » monoplan à ailes basses, train tricycle inversé, dont la caractéristique majeure était de ne pas comporter d'ailerons : gauchissement et direction étant assurés conjointement par un "latéron", surface mobile en forme d'aile, d'assez grande surface, disposée verticalement au dessus du fuselage, au niveau du centre de gravité.




Origine de l'article: Archives de Jean-Pierre LALEVEE
Texte et commentaires: Jean-Pierre LALEVEE
Mise en ligne: Thibaut CAMMERMANS


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